MOBILISATION GENERALE

Cher(e) bénéficiaire,
L’histoire sociale des électriciens et gaziers est jalonnée d’attaques contre le Statut National et autant de mobilisations pour conserver, améliorer ses conquêtes sociales. Mais, nous devons nous rendre à l’évidence, jamais dans un si court délai, un pouvoir aura cherché à supprimer autant de nos droits. C’est la raison de cette adresse solennelle à la mobilisation générale de tous les bénéficiaires directs et indirects de ce Statut National.
La saisine du Conseil d’Administration de la CNIEG du 17 janvier et l’intervention de la ministre Elisabeth BORNE du 27 janvier sont sans ambiguïté et confirment la volonté de sortir les pensionné.es des iEG du bénéfice du Statut National. Leur prétexte : l’intégration du régime spécial de retraite des électriciens et gaziers dans un régime soi-disant universel de retraite à points. Et ce, avant même que les parlementaires se soient prononcés.

Une valse à trois ou quatre temps ?


Premier temps : une réforme systémique imposant une retraite à points avec une pension aléatoire basée sur l’ensemble des rémunérations durant une carrière, et plus sur le dernier salaire. La sanctuarisation actuelle du montant de la pension ne serait plus assurée. Dans notre système, ce sont les paramètres (montant et durée de cotisations) qui assurent l’équilibre. Demain, avec la retraite à points, l’équilibre est assuré par le montant des pensions. Une crise financière, une démographie galopante des retraités, un chômage en hausse et votre pension diminuera. La règle d’or de la loi étant que la somme consacrée aux pensions ne dépasse jamais les 14% du PIB (13,8% aujourd’hui).

Deuxième temps : le « toilettage » du Statut National. Ce dernier repose essentiellement à sur trois acquis sociaux inséparables : un régime de protection sociale (la retraite), le tarif agent, les Activités Sociales. En détruire un aujourd’hui, la retraite, c’est fragiliser les autres avant de les supprimer à leur tour. C’est le sens de l’annonce de la sortie des retraités du bénéfice du Statut National. Il suffit de modifier l’article 1 et d’en exclure les retraités.es. Or chacune et chacun des électriciens et gaziers connaissent la force et le bénéfice pour euxmêmes du lien entre les générations d’énergéticiens. C’est ce lien qui a permis de résister et de conquérir. Une fois les retraité.es exclus, ce sera autour des nouveaux embauchés puis viendra l’extinction. Le comble étant, que notre régime demeure excédentaire et nourrit aujourd’hui le régime général.

Troisième temps : les Activités Sociales. Leurs bénéficiaires peuvent légitimement se demander si les employeurs n’ont pas déjà commencé leur destruction. Pas frontalement mais par une lente asphyxie : avec la refonte du financement rendue nécessaire après l’éclatement des entreprises historiques et depuis 2018 avec un accord révisant à la baisse des moyens bénévoles confiés aux Activités Sociales par les employeurs. En Seine et Marne, les employeurs veulent consacrer 4,5 temps équivalent temps plein aux détaché.es en Slvie contre 14 hier. Ils diminuent le temps alloué au fonctionnement des commissions de CAS et à l’encadrement des activités notamment des convoyages. C’est à se demander si dans leur prévision, ils n’avaient pas déjà exclu les retraité.es du bénéfice des Activités Sociales.

Le quatrième temps vous appartient


Déjà votre mobilisation pour le maintien des moyens bénévoles, votre soutien et attachement aux détaché.es Slvie ont permis de repousser de près de deux ans l’entrée en vigueur de cet accord prévu au 1er avril 2018. Aujourd’hui, le contre-projet de votre CMCAS qui n’est ni le statut quo, ni l’application stricte de l’accord, est de nature à se faire entendre sur des moyens certes à la baisse mais permettant de répondre à vos besoins avec notamment une modification des territoires de Slvie conduisant à des rapprochements.
Plus encore, le mouvement social actuel, inédit, durable, disposant des faveurs de l’opinion publique est un encouragement pour nous tous à engager la riposte et à entrer dans l’action. Le jeudi 6 février dans la cour du centre ENEDIS de Melun a constitué un premier pas vers le maintien pour tous, des dispositions du Statut National. Il s’agit maintenant de marcher vers la victoire.
 

Ensemble, continuons la belle histoire sociale des électriciens et gaziers.